La végétation du Pradet

Elle est typiquement silicophile, la colline sauvage de la colle noire est couverte de chênes-lièges et chênes verts, suve pour les premiers et éuse ou éuve pour les seconds (dans notre belle langue provençale).
On peut encore voir au cours du mois de mai, lorsque la montée de Sève permet de séparer facilement le liège de l'aubier, la curieuse silhouette d'arbres partiellement dénudés et sanglants, œuvre de quelques rusquiers.
Se mêlant aux chênes ou constituant à eux seuls des bois serrés, s'accommodant des sols les plus pauvres, croissent les pins maritimes et les pins sylvestres.
Malheureusement, ils tendent à disparaître sous l'attaque d'un petit insecte piqueur le matsucoccus feytaudi.
Toutefois leur facilité de régénération conduit à une prolifération des semis
D'autres espèces occupent des emplacements plus limités : le pin d'Alep, le pin parasol et... trois châtaigniers sur le versant au couchant de la colline.
Parmi les espèces étrangères, signalons le mimosa « acacia dealbata » introduit voici 150 ans près du village de Tanneron.
Le maquis occupe plusieurs kilomètres carrés, en particulier sur le versant sud, face à la mer.
Il est formé de bruyères arborescentes et d'arbousiers qui atteignent jusqu'à 6 mètres de hauteur (maquis élevé) qu'accompagnent les pistachiers lentisques, les chênes verts, les pins d'Alep, etc.
Le sous bois se compose alors dans une maigre lumière, de calycotomes, de salsepareilles et de chèvres feuilles.
Dans les parties moins favorables croit un maquis bas qui profite de la taille plus modeste des bruyères et des arbousiers pour développer de nombreuses espèces : bruyères callunes, genévriers communs, genévriers oxycèdres (cades), genévriers de phénicie (ormin), pistachiers, filaires, romarins, houx, fragon oléastre, lavandes stoéchades , cistes cotonneux (messugo), cistes de Montpellier, etc.
La flore herbacée comprend les asphodèles et quelques rares orchidées : orchis pourpres ou orchis guerriers, sérapia faux muguets (céphalantère à longues feuilles), limodore, etc.
Mais cette forêt reste fragile. Son plus grand ennemi est le feu qui dévore chaque année des centaines d'hectare. (Dernier exemple fin août 2005 avec la prise du feu sur la colline et sur le fort faisant exploser des mines et des munitions heureusement sans victime mais des dégâts inestimables pour la faune).

D'ailleurs, une lettre ancienne de Napoléon Premier au Préfet du Var, datée du 21 août 1809 nous montre l'attachement déjà à cette époque à nos belles forêts, poumon vert du département :

 

 

 

Lettre de Napoléon au Prefet du département du Var

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